Les noms créés automatiquement par un téléphone sont utiles au moment de la prise de vue, mais rarement plusieurs années après. Pour une capsule, une règle de nommage courte et un classement modeste suffisent à rendre les contenus plus faciles à comprendre sans les transformer en projet d'archivage.
Commencer par trois catégories, pas par une arborescence parfaite
Un dossier principal peut contenir trois sous-dossiers : photos, audio-video et documents. Cette séparation correspond à la manière dont on cherche le plus souvent un souvenir. Elle évite aussi de mélanger une lettre, un enregistrement et une série de photos portant des noms semblables.
Si la capsule rassemble plusieurs moments, ajoutez un dossier par séquence : 01-arrivee, 02-discours, 03-reponses. Les numéros donnent un ordre lisible partout, sans dépendre du tri choisi par une application. Inutile d'aller plus loin si le contenu tient déjà en quelques fichiers.
Donner un nom qui explique ce que l'image ne dit pas
Un bon nom répond à une ou deux questions simples : quand, où, et pourquoi ce fichier compte. Par exemple :
2026-07-30-diner-anniversaire-message-de-lina.m4a;2026-07-30-parc-des-bastions-photo-de-groupe.jpg;2026-07-30-lettre-a-ouvrir-en-2036.pdf.
La date au début garde les fichiers dans une chronologie naturelle. Le reste peut rester bref : un lieu, une personne, un événement ou l'intention du document. Un nom tel que IMG_4832 n'est pas faux, mais il ne donne aucun repère à quelqu'un qui n'était pas présent.
Préserver l'original et nommer la copie de travail
Lorsqu'un fichier est retouché, recadré ou converti, gardez l'original à part si son rôle est important. La copie peut porter un suffixe explicite, comme -selection ou -version-capsule. Cela évite de confondre une source avec une version préparée, sans imposer de multiplier toutes les variantes.
N'ajoutez pas des mentions techniques inutiles au nom si elles ne servent à personne. La résolution exacte ou le modèle d'appareil sont déjà souvent présents dans les informations du fichier. Le nom doit surtout rester compréhensible à la lecture.
Une vérification rapide avant de sceller
Avant l'ajout final, ouvrez le dossier comme le ferait un destinataire : les grandes séquences sont-elles visibles ? Les fichiers les plus importants portent-ils un nom intelligible ? Un document isolé est-il placé au bon endroit ?
Cette vérification ne remplace pas les informations de contexte associées aux souvenirs. Elle garantit simplement qu'un fichier ne devient pas muet dès qu'il sort de son appareil d'origine. L'objectif est une structure suffisamment claire pour retrouver l'essentiel, pas une taxonomie parfaite.